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URL:https://evenements.uqam.ca/evenements/la-religion-dans-les-etablissemen
 ts-d-enseignement-public-vers-une-progressive-sanctuarisation/34622?date=2
 026-10-22_08-30-00
LOCATION:UQAM - Pavillon J.-A.-DeSève (DS) (320\, rue Sainte-Catherine Est
 \, Montréal )
SUMMARY:La religion dans les établissements d'enseignement public: vers un
 e progressive sanctuarisation?
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DESCRIPTION:Sous la houlette de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de Franç
 ois Legault\, le gouvernement du Québec a ouvert au cours des dernières 
 années plusieurs chantiers relatifs à la laïcité. Ceux-ci ont eu des c
 onséquences aussi pratiques (une législation nouvelle) que discursives (
 une approche de la religion principalement saisie comme un « problème p
 ublic[1] ») sur la place de la religion dans les établissements d’ens
 eignement public. La religion y est présente sous des formes multiples\, 
 ayant fait l’objet d’un traitement politique et législatif : Dans le
  cadre des enseignements (par exemple\, un cours de littérature ou de phi
 losophie[2] peut l’aborder). L’abolition du cours ECR (éthique et cul
 ture religieuse)\, remplacé par le cours CCQ (culture et citoyenneté qu
 ébécoise)\, a considérablement affaibli l’apprentissage de la « lit
 tératie religieuse » des élèves. Par des « signes »\, principalem
 ent des vêtements\, portés par les personnes. Au Québec\, comme d’ail
 leurs dans d’autres contextes\, ce sont les signes associés à la relig
 ion musulmane (voile\, voile intégral\, abaya…) qui ont dominé les dis
 cussions. Au travers de pratiques qui se partagent entre des pratiques ind
 ividuelles et collectives. C’est cette seconde modalité qui a fait l’
 objet de débats et a donné lieu à plusieurs outils réglementaires («
  Directive du ministre de l’Éducation concernant les pratiques religie
 uses dans les écoles\, les centres de formation professionnelle et les ce
 ntres d’éducation des adultes publics » en 2023\, la Loi sur le renfo
 rcement de la laïcité à l’école adoptée à l’automne 2025\, et la
  Loi sur le renforcement de la laïcité adoptée au printemps 2026) Dans 
 les attitudes et les postures prises par les personnes qui fréquentent et
  font vivre les établissements : les élèves\, les professeur.e.s\, les
  intervenant.e.s ou encore les gestionnaires. Dans ce dernier cas\, ce n
 ’est pas tant la religion\, mais plutôt la « problématique religieus
 e » qui est impliquée\, puisqu’il s’agit d’une position de nature
  principalement axiologique envers la religion ou certains groupes religie
 ux. Cette journée d’étude réunira des chercheur.e.s et des personnes 
 qui interviennent au sein des établissements d’enseignement secondaires
  et dans les cégeps pour discuter de la situation de la religion dans ces
  établissements\, alors même que le contexte est marqué par une intense
  activité législative et un débat public particulièrement vif\, voire 
 parfois polarisé.La saisie de la religion comme « problème public » 
 a pour effet de conduire à une progressive sanctuarisation du milieu scol
 aire et collégial. Dans le langage courant\, le terme de « sanctuarisat
 ion » renvoie au fait de « donner à un territoire le statut de sanctu
 aire\, de zone protégée[3] ». Il a été utilisé au cours des derniè
 res années dans les milieux de l’éducation pour souligner la nécessit
 é de protéger les établissements scolaires de certains dangers\, qu’i
 l s’agisse de la violence ou de l’« entrisme religieux ». Par exem
 ple\, au printemps 2009\, alors que des violences urbaines frappaient plus
 ieurs villes françaises\, le président Nicolas Sarkozy déclarait que «
  nous devons sanctuariser les établissements scolaires ». Appliqué à
  la place de la religion dans les établissements d’enseignement\, le te
 rme de « sanctuarisation » témoigne à la fois d’un traitement de l
 a religion comme problème ou comme danger\, en particulier pour le vivre-
 ensemble au sein des institutions\, et de la volonté paradoxale de créer
  une sorte de « cordon sanitaire » imperméable à la religion.Le prof
 il varié des intervenant.e.s de cette journée permettra de mettre de l
 ’avant des questions importantes qui engagent l’avenir des établissem
 ents d’enseignement public : quelle place faut-il accorder à la religi
 on dans ces institutions? Quel modèle de « laïcité scolaire » se tr
 ouve actuellement valorisé? Que signifie le terme de « neutralité » 
 dans le contexte d’un établissement d’enseignement? Assistons-nous à
  une « sanctuarisation » de l’espace éducatif qui se traduit par un
 e évacuation de la religion? Le cas échéant\, marque-t-elle une forme d
 e « sacralisation »\, sous-tendue par un discours normatif de nature p
 olitique? [1] Le sociologue Érik Neveu écrit qu’« un problème publi
 c naît de la conversion d’un fait social en objet de préoccupation et 
 de débat\, et éventuellement d’action publique ». Sociologie politiq
 ue des problèmes publics\, 2022\, Paris: Armand Colin\, p. 9.[2] Nous pen
 sons par exemple au cours « philosophie et rationalité »\, le premier
  des trois cours de philosophie obligatoires au cégep.[3] Définition du 
 dictionnaire Le Robert.\n\n
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