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URL:https://evenements.uqam.ca/evenements/au-dela-des-modalites-ce-que-la-c
 omparaison-des-langues-vocales-et-des-langues-des-signes-nous-apprend-sur-
 le-fonctionnement-des-langues-par-clara-lombart-universite-namur/34661?dat
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LOCATION:UQAM - Pavillon Hubert-Aquin (A) (400\, rue Saint-Catherine Est\,
  Montréal )
SUMMARY:«Au-delà des modalités: ce que la comparaison des langues vocale
 s et des langues des signes nous apprend sur le fonctionnement des langues
 » par Clara Lombart (Université Namur)
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DESCRIPTION:Conférencière : Clara Lombart (Université Namur)\n\nTitre 
 : « Au-delà des modalités : ce que la comparaison des langues vocales e
 t des langues des signes nous apprend sur le fonctionnement des langues 
 »\n\n\nLieu : A-3316\n\nDate : le lundi 26 octobre 2026\n\nHeure : 12h 
 45 à 13h 45 \n\n\nRésumé :\n\n\nPendant longtemps\, les modèles lingu
 istiques ont été développés principalement à partir de langues vocale
 s occidentales\, étudiées à travers l’écrit (Ferrara &amp\; Hodge\, 
 2018\; Perniss\, 2018). Dans ce contexte\, les gestes accompagnant la paro
 le ont souvent été considérés comme des ressources secondaires tandis 
 que les langues des signes ont longtemps été perçues comme de simples s
 ystèmes gestuels dépourvus de statut linguistique. Ces perspectives ont 
 évolué avec la reconnaissance des langues des signes comme systèmes lin
 guistiques à part entière dès les années 1960 (Stokoe\, 1960)\, puis l
 e développement des études sur les gestes dans les langues vocales (e.g.
 \, McNeill\, 1992 \; Kendon\, 2014). Malgré ces avancées\, ces langues r
 estent étudiées séparément (Gabarró-López &amp\; Meurant\, 2022)\, c
 e qui contribue au maintien de certaines idées préconçues. Par exemple\
 , les mouvements de la tête ou des sourcils sont souvent considérés com
 me linguistiques en langue des signes\, mais secondaires en langue vocale\
 , sans que cette distinction repose nécessairement sur des comparaisons e
 mpiriques.\n\n\nCependant\, les approches dites agnostiques à la modalit
 é proposent de dépasser ces idées préconçues en examinant l’ensembl
 e des ressources utilisées pour communiquer\, sans présupposer leur stat
 ut ou les hiérarchiser (Hodge &amp\; Ferrara\, 2022). Cette présentation
  illustre cette démarche en comparant le marquage prosodique de la struct
 ure informationnelle en français et en langue des signes de Belgique fran
 cophone (LSFB). Si la prosodie joue un rôle central dans ce marquage (e.g
 .\, Féry &amp\; Krifka\, 2008)\, elle a surtout été étudiée à traver
 s la parole dans les langues vocales et à travers les ressources manuelle
 s et non manuelles dans les langues des signes. Ces différences\, souvent
  attribuées aux contraintes de modalité (Kimmelman &amp\; Pfau\, 2021)\,
  méritent d’être réexaminées en tenant compte les ressources corpore
 lles utilisées par les locuteurs. L’étude porte plus précisément sur
  le focus contrastif\, qui oppose un élément à une autre alternative et
  tend à recevoir un marquage prosodique renforcé (e.g.\, Zimmermann &amp
 \; Onea\, 2011). À partir de deux corpus comparables\, le corpus LSFB (Me
 urant\, 2015) et le corpus FRAPé (Meurant et al.\, en construction)\, les
  productions de cinq signeurs et cinq locuteurs ont été analysées dans 
 deux tâches.\n\n\nLes résultats montrent que le focus contrastif reçoit
  un marquage prosodique plus important que les éléments non contrastifs 
 dans les deux langues. Une convergence majeure entre les deux langues rés
 ide dans le rôle central de la durée et des ressources non manuelles pou
 r créer de la proéminence prosodique. Le contraste agit aussi comme un p
 ivot organisant la prosodie de l’énoncé. Cette organisation diffère t
 outefois selon les langues : le français privilégie un accent final\, la
  LSFB un accent initial tandis que les domaines pré- et post-focaux sont 
 modulés différemment. De plus\, le focus contrastif ne repose pas sur de
 s marqueurs exclusifs mais plutôt par différentes combinaisons d’indic
 es prosodiques. Enfin\, certaines stratégies\, notamment au niveau non-ma
 nuel\, sont partagées par des locuteurs et des signeurs.\n\n\nEn mettant 
 en évidence à la fois des convergences et des divergences dans l’organ
 isation de la prosodie\, cette étude invite à dépasser les oppositions 
 entre modalités et montrent comment la comparaison peut nous amener à re
 considérer nos catégories linguistiques et à envisager les langues comm
 e des ensembles de ressources dont l’utilisation dépend des spécificit
 és linguistiques et des pratiques individuelles. \n\nMot-clés : Langue 
 des signes\, Grammaire\, Langues\, langage\, linguistique\n\n
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